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La morphopsychologie

La morphopsychologie est l’exploration des liens qui relie votre visage à votre psychologie.

Cette méthode date de l’époque d’Hippocrate et Aristote mais a été rationalisée au XVIIIème siècle par Johann Caspar Lavater. Il a mis en place une thèse prouvant que toutes les caractéristiques de votre visage (position des yeux, de la bouche, du nez, des oreilles, du front et la forme du visage) peuvent traduire le caractère de quelqu’un.

Elle consiste donc à définir votre nature intérieure en fonction du contour et des expressions de votre visage. D’après les instructions de ce procédé, on peut lire sur votre visage si vous êtes volontaire, sincère, sans avoir besoin de vous interroger. On utilise encore cette méthode à notre époque.

On étudie le visage de manière systématique selon 4 détails :

Morphopsychologie
  • La partie osseuse
  • Les sens : odorat, vue et gout. Cela nous informe sur les comportements avec autrui.
  • Le contour du visage : cela nous indique comment une personne agit avec son environnement.
  • Les expressions du visage car celui-ci est extrêmement changeant et animé et permet de définir la vitalité d’un individu.

On peut alors déterminer le caractère d’une personne grâce à cette méthode et les morphopsychologues ont pu discerner deux tempéraments distincts appelés « les dilatés » et « les rétractés ».

  • Les rétractés : ce sont des personnes ayant le visage allongé et irrégulier ; le nez, la bouche et les yeux sont plutôt rentrés. Ces personnes sont renfermées et solitaires et recherchent une stabilité. Elles représentent essentiellement des hommes qui cogitent.
  • Les dilatés : à l’inverse sont des personnes au visage arrondi et expansif. Leurs yeux, nez et bouche sont pulpeux. Leur caractère se décrit comme compréhensif, joyeux, réaliste et aimant la compagnie. Ces personnes sont très intuitives.

On étudie en détail d’autres éléments du visage, à savoir la zone supérieure, la zone médiane et la zone inférieure.

La première zone correspond à la partie intellectuelle. Elle gère tout ce qui est faculté et connaissance et également tout ce qui touche à la structure nerveuse du corps, en particulier le regard et la pensée.

La deuxième zone correspond à la partie émotionnelle. La réception de messages externes par le nez, la bouche et les yeux va entraîner des mouvements du visage et donneront des renseignements sur la personne et sa manière d’aborder la vie.

La troisième zone correspond à la partie instinctive et est définie par le cou, le menton, mâchoire et le lobe de l’oreille. Le contour de la bouche et des lèvres détermine tout ce qui est sensitif au niveau d’une personne.

Une personne est décrite comme stable si ces trois zones sont de mêmes grandeurs. Ce seront des personnes qui sont capables d’imaginer des choses et de les fabriquer.

Suivant la taille de chaque zone, on a affaire à une personne plus idéaliste si la zone intellectuelle est plus grande ou à une personne plus émotive si la zone émotionnelle est plus grande.

Cette méthode n’est pas une règle pour déterminer le caractère de chacun, car le visage se modifie à longueur de temps et les significations qui en découlent changent également. Ce n’est donc pas une science exacte.

On ne peut donc pas répertorier chaque personne dans une catégorie de caractère bien définie. Chacun a une personnalité complexe et la morphopsychologie sert uniquement à délivrer des renseignements sur le caractère.

L’emploi de la morphopsychologie se doit d’être minimisée et d’être utilisée avec sagesse.

Il existe des exemples bien tristes montrant l’utilisation de la morphopsychologie à la démesure. C'est-à-dire de cataloguer et de juger des personnes rien qu’en voyant leur visage.

Exemple, au XIX siècle, on a conceptualisé le visage type d’une personne meurtrière suivant son physique et on ne le jugeait que par cela. Mais il a été très vite prouvé qu’être un meurtrier n’est pas inné et cela dépend de son environnement et de ses relations.

La morphopsychologie est donc pratique pour apprendre le caractère d’une personne mais il ne faut pas l’utiliser à outrance.